| (...) Rien qu'aux galeries Druet se sont succédé huit ou dix manifestations que le visiteur un peu sensible n'oubliera pas de sitôt. Notons en quelques unes. (....) Nous avons eu â la fois le spectacle des productions les plus récentes de Georges d'Espagnat et de Pierre Girieud : rare et bien rare est une-pareille fête. (...)Pierre Girieud a ia grandeur. Nul ne sent avec un si mâle enthousiaste la sobre majesté des sites provençaux peuplés de ruines antiques ou de berges que reconnaîtrait Virgile. Il les prend dans les heures à la lumière oblique, pour mieux en dégager la noble ossature. Son coloris un peu ascétique et tirant sur le camaïeu, dirait-on au premier regard, est calculé pour concourir à cette impression de style. Ce sont les accents de force qui frappent initialement jusque dans ses portraits, sévères mais très incisifs. Du sol contemplé par ses yeux émerveillés jaillissent naturellement, comme dans les paysages de Poussin, des dieux qui en définissent et en achèvent les aspects. Un étonnant ancien qui est aujourd'hui, frère de Charles Maurras et Joachim Gasquet. |