| (...) Un coup d'aile : à la suite de M. Girieud évadons-nous vers la Provence, une Provence austère, avec des collines d'un rythme noble gardant en leurs replis maisons et édifices.
L'art de M. Girieud n'a rien de 1'exubérance prime-sautière que l'on prête aux Méridionaux: c'est par la concentration volontaire, par l'effort soutenu qu'il arrive au but et qu'il émeut. Parfois, il n'évite pas la lourdeur : qu'on regarde par exemple certaines draperie derrière un nu, mais toujours il exprime le désintéressement et la noblesse, toujours il suscite l'intérêt et la sympathie. Deux esquisses décoratives prouvent que M. Girieud garde, en les développant, toute sa science du rythme et de la composition, et que le jour où de vastes parois requerront son effort, le résultat sera de ceux qu'il faudra étudier. Sur tout ceci, il y aurait fort à développer. Mais, en vérité, les peintres sont trop!
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